Popping danse : guide complet d’une danse légendaire
Né dans la rue à Fresno et Oakland à la fin des années 70, le popping est une des danses fondatrices de la culture funk. Voici son histoire, sa technique, ses sous-styles, et comment s’y mettre sérieusement.
D’où ça vient
Le popping naît en Californie, sur la côte ouest, pendant que le breaking prend forme dans le Bronx. Deux géographies, deux musiques, deux histoires distinctes — que l’on range aujourd’hui trop vite sous une même étiquette.
La figure fondatrice est Boogaloo Sam, à Fresno, qui pose le principe du hit : une contraction musculaire brève et nette, placée sur le temps. Autour de lui se forme le crew Electric Boogaloos. À Oakland, en parallèle, le boogaloo se développe avec ses rotations et sa circulation du mouvement.
L’émission Soul Train diffuse tout ça dans les foyers américains à partir du milieu des années 70. C’est par la télévision, autant que par la rue, que la danse se propage.
La technique du hit
Tout part de là. Le hit consiste à contracter puis relâcher un groupe musculaire en une fraction de seconde. Les zones les plus sollicitées sont l’arrière du bras, la poitrine, les jambes et le cou. Bien exécuté, le mouvement s’entend presque.
Le hit
La contraction nette. Trop mou, on ne voit rien ; trop dur, on se blesse. Le réglage prend des mois.
L’isolation
Bouger une zone sans embarquer les autres. C’est ce qui rend le mouvement lisible.
Le contrôle
La tension, la vitesse, l’arrêt. Ce qui sépare un pratiquant d’un danseur.
Un avertissement qui vaut la peine : le hit se travaille progressivement. Forcer sur les cervicales ou verrouiller les genoux produit des douleurs qui s’installent. Un bon cours passe du temps sur l’échauffement, et ce n’est pas du remplissage.
Les sous-styles
Le popping n’est pas un style unique mais une famille. Chacun a ses codes, et la plupart des danseurs en pratiquent plusieurs.
Boogaloo
Les rotations, les rolls, la circulation du mouvement dans le corps. Beaucoup de bassin et d’épaules.
Waving
L’onde qui traverse le corps sans rupture. Le sous-style le plus lent à maîtriser, et le plus hypnotique.
Tutting
Les angles droits, la géométrie, le travail des bras et des mains. Très visuel à la caméra.
Animation & robot
Le mouvement image par image, comme un stop-motion. Demande une précision rythmique extrême.
La musique
Le popping se danse historiquement sur du funk : Zapp, Dazz Band, Cameo, Parliament. Le tempo tourne autour de 100 à 115 BPM, ce qui laisse la place au hit. Sur du trap à 140, le vocabulaire fonctionne mal — c’est une des raisons pour lesquelles les cours reviennent toujours au funk, même quand la scène écoute autre chose.
Le cercle
Le popping se juge en battle, pas en spectacle. Entrer dans un cercle, sortir son vocabulaire sans préparation, répondre à l’autre : c’est la partie qu’on ne peut pas apprendre devant un miroir. Un cours qui ne fait jamais passer ses élèves en freestyle passe à côté de la moitié de la danse.
Où s’y mettre en Île-de-France
Le popping à Ḡ BASE
Tous les lundis de 21h à 22h15, en BIḠ, avec Creesto et Ness, deux membres de West Gang. Ness est vainqueur du Juste Debout ; Creesto est une référence mondiale du waving. Format basic & choreo, ouvert à tous les niveaux.
Le cours de popping
Toutes les disciplines
Des masterclass waving avec Creesto complètent le cours hebdomadaire plusieurs fois par saison. Les dates sont annoncées dans G News.
Le popping est une danse funk née à Fresno et Oakland à la fin des années 70, fondée sur le hit, l’isolation et le contrôle. Ainsi, elle se décline en sous-styles — boogaloo, waving, tutting, animation — qui se combinent librement, sur un funk autour de 100 à 115 BPM. Par ailleurs, elle se juge en cercle et en battle, ce qui en fait une danse d’improvisation autant que de technique. Donc, pour l’apprendre en Île-de-France, Ḡ BASE Studio propose un cours hebdomadaire le lundi soir à Gennevilliers, métro Gabriel Péri ligne 13.


